.A mesure qu'approche le soir , une inquiétude incompréhensible m'envahit, comme si la nuit cachait pour moi une menace terrible.Je dîne vite,puis j'essaye de lire ; mais je ne comprends pas les mots ; je distingue à peine les lettres.Je marche alors dans mon salon de long en large,sous l'oppression d'une crainte confuse est irrésistible,la crainte du sommeil et la crainte du lit.
Vers onze heures ,je monte dans ma chambre.A peine entrée ,je donne deux tours de clef ,et je pousse le verrou ; j'ai peur. . .de quoi ? J'ouvre mon dressing,je regarde sous mon lit ; j'écoute. . . j'écoute. . .quoi ? . . . Est-ce étrange qu'un simple malaise,un trouble de la circulation peut-être,l'irritation d'un filet nerveux,un peu de congestion,une toute petite perturbation dans le fonctionnement si imparfait et si délicat de notre machine vivante,puisse faire un mélancolique de plus joyeux des hommes,et un poltron du plus brave ?Puis,je me couche , et j'attends le sommeil comme on attendrait le bourreau.Je l'attends avec l'épouvante de sa venue,et mon c½ur bat,mes jambes frémissent;et tout mon corps tressaille dans la chaleur des draps , jusqu'au moment où je tombe tout à coup dans le repos,comme on tomberait pour s'y noyer,dans un gouffre d'eau stagnante.Je ne le sens pas venir,comme autrefois , ce sommeil perfide, caché près de moi , qui me guette,qui va me saisir par la tête ,me fermer les yeux,m'anéantir.
Je dors.Longtemps ; deux ou trois heures ; puis un rêve ; non ; un cauchemar m'étreint.Je sens bien que je suis couchée et que je dors ...Je le sens et je le sais...et je sens aussi que quelqu'un s'approche de moi,me regarde ,me palpe,monte sur mon lit,s'agenouille sur ma poitrine,me prend le cou entre ses mains et serre...serre...de toute se force pour m'étrangler.
Moi,je me débats,liée par cette impuissance atroce , qui nous paralyse dans les songes ; je veux crier ; je ne peux pas.Je veux remuer ; je ne peux pas.J'essaye ,avec des efforts affreux , en haletant,de me tourner ,de rejeter cet être qui m'écrase et qui m'étouffe ; je ne peux pas !
Et soudain , je m'éveille , affolée ,couverte de sueur.J'allume une lampe , je suis seule.
Après cette crise,qui se renouvelle toutes les nuits depuis bientôt une semaine , je dors enfin, avec calme, jusqu'à l'aurore.
A n d
__v o i c e
------------------------------------''--------------xx M a k e
__m e
__c r y
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« Il me manque... Il me manque, c'est atroce.C'est pas par vague, c'est constant, en permanence,Sans répit il me manque, tu comprends... »
Grey's Anatomy
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Plagiat 2 -